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Pêcher la carpe en hiver

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Pêcher la carpe en hiver

Message  gigi le Ven 22 Sep 2017 - 16:34

Pêcher la carpe en hiver :

La saison hivernale n’est pas la plus facile à aborder et nombreux sont ceux qui préfèrent passer les soirées au coin du feu plutôt que dans un biwy. Il est vrai qu’une session peut vite tourner à la galère par grand froid, quand on est mal équipé et quand aucun départ ne vient remonter le moral. Quelle que soit la destination sélectionnée, il est difficile de localiser les poissons et les spots sur lesquels ils se nourrissent. Les habituelles manifestations indiquant leur présence sont plus rares, on ne voit guère de sauts, de marsouinages ou de fouilles à la surface de l’eau… Plus qu’une bonne connaissance des lieux, la phase de prospection est de première importance en raison du peu d’activité. Une session hivernale ne s’improvise pas, mettre sa santé en cause dans l’espoir de capturer quelques carpes est un jeu qu’une personne sensée évite de pratiquer. Première chose constatée en hiver, il fait froid! Il va donc falloir se préparer en conséquence en commençant par le choix de sa tenue.  

1) La protection corporelle :

La solution la plus efficace pour se protéger du froid consiste à superposer trois couches de vêtements avec chacune une fonction bien précise.

1ère couche : Les sous-vêtement : Pour des raisons d’hygiène et de confort, les choisir dans une matière chaude et anti transpirante.

2ème couche : Le vêtement principal : Choisir un vêtement capable lui aussi d’évacuer efficacement la transpiration. Les pulls en laine polaire ou en coton polyester feront par exemple parfaitement l’affaire. Son but : Utiliser la chaleur corporelle en l’isolant et en la stockant.                          

3ème couche : La combinaison : Personnellement je préfère les modèles en deux parties (salopette + veste) plutôt que les modèles en une seule pièce, ils permettent de pouvoir se découvrir plus facilement quand on est à l’intérieur de notre abri ou lorsque le soleil brille durant la journée. C’est le dernier rempart contre le froid.

D'autres éléments permettent de se protéger les extrémités par lesquelles passe bien souvent le froid notamment par les pieds, les mains, la tête :

- Les chaussettes : En contact direct avec le sol gelé les pieds sont très sensibles. Des chaussettes prévues pour le grand froid permettent vraiment de les protéger efficacement.

- De très bonnes chaussures sont également indispensables et vont de pair. Je reste pour ma part fidèle à la marque Prologic qui propose un produit au très bon rapport qualité/prix.

- Les mains :Une bonne paire de gants permet de se protéger les mains du froid, mais le problème avec les gants c’est qu’il est bien difficile alors de changer un appât, de refaire un montage, ou tout simplement de réaliser un lancer. Pourtant  la solution existe avec des sous gants en soie, une véritable seconde peau qui permet une fois le gant protecteur retiré de se servir de ses mains sans pour autant avoir les doigts engourdis par le froid.  

- La tête enfin, les bonnets, casquettes et autres couvre-chef sont de mise en fonction des goûts personnels. Pour ma part j'ai opté pour un tour de cou + un bonnet en Polartec, un produit confortable et chaud.

2) Le confort de pêche :

En dehors du bedchair qui ne diffère pas d’une saison à l’autre, quelques éléments sont à prendre en considération pour que la partie de pêche hivernale ne devienne pas infernale :

- L’abri : C’est le premier endroit où se réfugier lorsque qu’il fait très froid, que ce soit en journée ou durant la nuit où les températures peuvent chuter et devenir difficiles à supporter. Il faut donc qu’il soit adapté à la situation (tissu épais et étanche, winter skin, fermetures fonctionnelles et amovibles, etc.)

- Le sac de couchage : important car il nous protège du froid, notamment durant la nuit où les températures extérieures peuvent descendre en dessous de - 10°.
Il existe dans le commerce une multitude de modèles tous plus efficaces les uns que les autres. Ayant  pour ma part, horreur d’être engoncé dans du tissu, j’utilise en fait 2 sacs de couchage de forme adaptée, reliés entre eux pour avoir plus d’amplitude de mouvement. L’avantage du procédé est de permettre en ne fermant pas la fermeture éclair "côté sortie" de pouvoir s’extirper du lit simplement en un ample geste du bras.

- Le réchaud : Qu’il soit à gaz ou à essence C, il sera le compagnon indispensable durant toute la durée de la session. On en trouve à moins de 20 euros et les recharges à 5 € pour 2h30 d’autonomie.

- Le chauffage : Il existe là encore pas mal de modèles dans le commerce et pour une cinquantaine d’€uros, il est possible d’y avoir accès. A gaz à à pétrole, à essence C leur liste est longue.

Toutefois il est bon de savoir le danger que représente ces engins. La combustion du gaz ou de tout autre "carburant" rejette invariablement du CO2 (dioxyde de carbone) pouvant se révéler mortel  - il est totalement invisible et est inodore.
- Plus léger que l’air, il remplit petit à petit l’espace jusqu’à remplacer l’oxygène.
- La personne qui l’inhale peut alors s’évanouir et s’il est endormi trouver la mort par asphyxie.
                                                                               
Personnellement en plus de 40 ans de pêche je n’ai jamais utilisé de chauffage en dépit de milliers d’heures passées au bord de l’eau, parfois dans des conditions vraiment extrêmes.

Pour me protéger du froid, j’utilise tout simplement une bouillotte que je glisse dans mon duvet juste avant de me coucher. Ça ne prend pas de place, ça ne coûte rien et c’est vraiment très efficace.  
J’ai également recours à un autre moyen, je glisse sous le tapis de sol un morceau de bâche en feutre recyclé. Ce n’est pas grand-chose mais ce seul artifice permet de gagner un petit peu de chaleur.
Je laisse aussi brûler toute la nuit une bougie (disposée dans une boite de conserve par sécurité) ce qui permet de limiter la condensation et de garder une température minimum dans l’abri.
Lors de l’achat d'un biwi, veiller à ce que le sommet de la chambre soit bien munie d’une aération, un petit détail qui peut sauver la vie…

3) La nourriture :
                                                                                                                           
Si en été sandwichs, salades, tomates, carottes râpées et fruits frais sont suffisants pour s’alimenter, correctement, en hiver les menus doivent être plus riches et si possible consommés chauds pour en récupérer le maximum des calories. Ne pas hésiter à emporter des  œufs durs, ils sont riches en protéines et en calories. Les bananes et les pommes représentent également d’excellents coupe-faim facile à transporter. Les plats cuisinés réchauffés au bain-marie, les pâtes précuites (type bolino) les soupes et les potages permettent de se réchauffer à la fois le ventre et le corps. Le thé, le café et les infusions permettent de varier les plaisirs et de partager une boisson chaude avec des visiteurs ou d’autres pêcheurs. Bien penser à emporter un bon stock d’eau potable, surtout en cas de session dans des lieux plutôt sauvages. Même si la soif se fait moins ressentir en hiver qu’en été, il reste très important de bien s’hydrater.

Maintenant que tout est fin prêt pour aborder notre session dans les meilleures conditions nous allons pouvoir passer à la partie technique.

- Les "bons" postes d'hiver :

La première chose à prendre considération sera le choix du spot. Si en été la surface de l’eau est la plus chaude et va en diminuant quand on s’aventure dans les profondeurs, l’hiver c’est plutôt l’inverse qui se produit, ce qui incite les carpes à descendre dans les zones les plus profondes pour y trouver les meilleures conditions possibles. D’après ce constat, il sera donc plutôt conseillé de s’orienter vers une pêche en eaux profondes.

- Tous les endroits où le soleil domine une bonne partie de la journée sont à prospecter.

- Les arbres immergés ou qui surplombent l’eau, les ponts, les petites criques sont de très bons spots hivernaux. Les carpes s’y regroupent souvent pour s’abriter du vent.  

- Les virages exposés aux rayons du soleil, les langues de terre qui se prolongent dans l’eau,

- Les hauts fonds sont également des secteurs à prospecter, de même que les éboulis rocheux et les arrivées d’eau.  Si vous avez bien respecté ces critères, vous avez déjà réalisé les ¾ du travail.             

Dans un autre ordre d’idée la pêche en eaux courantes (rivières, fleuves, canaux) semble une bonne alternative en fin de saison(voir la meilleure) car dans ce genre d’environnement les températures inférieures à 5° sont très rares, ce qui offre des solutions de pêche intéressantes, car contrairement à leurs congénères qui vivent en eaux closes, les carpes des eaux vives devront lutter en permanence contre le courant, entraînant une dépense d’énergie constante (puisant dans leurs réserves) les obligeant à se nourrir en conséquence. Quelques friandises distribuées avec parcimonie suffiront alors à les retenir sur le coup et qui sait à les piéger et tout cela sans trop se soucier de la nourriture distribuée.

- Les appâts :

L’hiver, le temps de digestion des carpes est multiplié par 3 et il est donc plus important que les appâts employés soient le plus digeste possible. Il faut oublier les amorçages massifs de la belle saison pour laisser place à des amorçages plus légers (au spot ou à l'assiette) voire à des pêches en single-bait sans aucun amorçage. En effet, les périodes d’alimentation des carpes se sont relativement raccourcies. Les touches auront lieu pendant des fourchettes horaires assez précises et brèves, et ceci uniquement durant des périodes météo stables. L’avantage de la pêche à la carpe en hiver est que celles-ci  sont peu actives, elles consomment moins du fait de leur besoin réduit en énergie. Le peu d’activité des poissons blancs permet de réduire le diamètre des bouillettes utilisées. C’est également très intéressant pour l’amorçage puisque les carpes passeront plus de temps sur place à chercher, pour un apport nutritif équivalent.  

Moins d’activité = moins de touche = moins de droit à l’erreur.

Il sera important de jouer sur l’attractivité, tant visuelle que gustative. Choisir une bille dont la couleur contraste avec celle du fond pour en augmenter son attraction visuelle et utiliser un booster pour les bouillettes d’eschage (facultatif).                                                                           

- Les billes toutes prêtes : Parmi celles distribuées dans le commerce, certaines portent  la mention winterisées, c’est-à-dire qu’elles ont une faible teneur en acide gras et n’utilisent que des farines carnées hydrolysées.

- Les billes "maison" devront être confectionnées de préférence avec des farines très digestes et plutôt pauvres en lipides, mais compte tenu de la parcimonie avec laquelle elles vont être distribuées sur le terrain, même une recette habituelle peut très bien faire l’affaire.  

Certains ingrédients ont comme vertu de favoriser la digestion, c’est le cas de la levure de bière qui favorise le transit intestinal évitant ainsi que les aliments ne stagnent trop longtemps dans le tube digestif. En mettre un peu dans une recette permet de rendre nos billes plus facilement assimilables par le métabolisme ralenti des carpes en cette saison.

La plupart des graines fonctionnent plutôt bien l’hiver dont les 3 qui suivent :
 
- Le maïs conserve son efficacité et subit moins les assauts des petits poissons blancs. Il présente l’avantage de ne pas gaver le poisson tout en restant attractif grâce au sucre qu’il renferme naturellement, à la fois efficace et peu onéreux. 3 grains de maïs au-dessus d’un tapis de particules, un piège simple mais redoutable qui convient parfaitement sur les spots peu pêchés.

La noix tigrée présente l’avantage de se dégrader moins rapidement que les autres graines. Amorcées en petites quantité, les noix tigrées ne pourrissent pas le coup.

- L’arachide : moins connue que les précédentes la cacahuète peut être utilisée tout au long de l'année et même en hiver pour ceux qui comme moi ne mettent pas les cannes en vacances. Très légère, elle monte profondément en bouche à la moindre aspiration ce qui permet à l’hameçon de se ficher très facilement dans les chairs lorsque la carpe essaye de la recracher.
                                                                     
Il est à noter que le faux maïs flottant est également très intéressant pour tenter des présentations inhabituelles comme les filets solubles qui peuvent également s’avérer payantes, surtout garnis avec une bonne recette bien épicée!            

- Ma présentation favorite : Un "bonhomme de neige" composé soit de deux billes l'une flottante l'autre non, ou encore une bille dense de 14 mm couplée à un mais flottant.

- L’amorçage :

En hiver il n’est pas utile de disperser trop d’appâts si on veut obtenir des résultats. Trop de particules risquant tout bonnement de gaver le poisson. Une poignée d’appâts présentés juste autour du piège, suffisent à stimuler l’appétit du poisson. Le plus important étant de placer les montages très précisément. En revanche, il ne faut pas hésiter à réamorcer en cas de tirée ou de doute.                            
Toutes les particules habituelles peuvent être employées pour amorcer, avec une mention particulière pour le maïs doux, le Broyat de tiger additionné de RobinRed ou d'épices en poudre ou encore plus simplement du Frolic broyé entre les doigts...  

Pour résumer un bon appât pour pêcher l’hiver sera plutôt de petite taille, coloré, boosté, peu calorique et digeste… et sera accompagné d'une poignée de particules.                           

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Re: Pêcher la carpe en hiver

Message  Christophe LAGILLE le Ven 22 Sep 2017 - 19:30

merci Wink
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Re: Pêcher la carpe en hiver

Message  Arkos fishing le Ven 22 Sep 2017 - 22:26

Un sujet très utiles et très instructif . Merci .
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Re: Pêcher la carpe en hiver

Message  tarpon69 le Ven 22 Sep 2017 - 23:19

yeah excellent merci
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Pêcher la carpe en hiver.

Message  Invité le Sam 23 Sep 2017 - 13:31

Biblique!!!

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Re: Pêcher la carpe en hiver

Message  Rem17 le Mar 26 Sep 2017 - 6:55

MERCI Gigi !

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Re: Pêcher la carpe en hiver

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